L'usure use usuellement

Alain Samson Alain Samson Changement pandémie Positivité Stress

La lassitude englobe à la fois la fatigue, l'apathie, l'accablement, l'épuisement, l'abattement, le relâchement, l'usure et l'affaiblissement.Il est possible que vous la ressentiez alors qu'on approche la marque de deux années de pandémie.

Pendant ces deux années, l'espoir nous a souvent nourri. Après tout, au début, on se disait que ça ne durerait que deux semaines. Ensuite, on nous a dit 28 jours. À chaque fois, on se pliait aux demandes et on attendait bien patiemment que ce soit réglé.

Cependant, au fil du temps, l'espoir s'est peu à peu envolé. Tout comme les gouttes d'eau qui, peu à peu, viennent à bout des plus grands rochers, les multiples espoirs brisés finissent par éroder notre fortitude. Il se peut que vous soyez vraiment irrités par cette situation qui perdure.

Si c'est votre cas, n'allez pas penser que vous êtes faible. Cette réaction est tout à fait normale. Que faire alors? Je vais aujourd'hui vous présenter quelques trucs tirés du livre Rebondir après une pandémie.

Premièrement, restez en contact avec vos émotions. Ne les ignorez pas. Apprenez même à les reconnaître. Par exemple : je suis en colère. Ensuite, explorez-les. Nommez les choses. Comprenez ce qui se passe en vous.

Deuxièmement, ne personnalisez pas. Cette pandémie n'est pas un complot intergalactique dirigé contre vous. Elle frappe tout le monde. 

Troisièmement, ne restez pas seul. Partagez ce que vous vivez. Le seul fait de verbaliser ce que vous ressentez et d'écouter une autre personne faire de même vous permettra de mettre votre situation en relief. Ainsi donc, vous n'êtes pas seul et d'autres la vivent encore plus difficilement.

Quatrièmement, réapprenez à apprécier l'instant présent et tous ces petits évènement qui rendent belle votre vie malgré les inconvénients de cette pandémie. Il y en a plein. Le problème avec la lassitude, c'est qu'elle nous amène à ne percevoir que ce qui vient nous décourager encore plus.

Cinquièmement, entretenez votre optimisme. De bonnes choses se passeront encore dans votre vie. Il est certain que le monde a changé mais vous vous adapterez. Vous l'avez toujours fait.

L'humanité est toujours venue à bout des pandémies. La peste noir a tué de 35 % à 50 % de la population européenne au milieu des années 1300. Elle n'est plus là. La grippe espagnole à fait de 80 à 100 millions de morts au sortir de la première guerre mondiale. Elle est disparue. Nous maîtrisons aujourd'hui le SIDA, malgré ses 36 millions de victime.

Et dites-vous que ce n'est pas la dernière crise de votre vie. Il nous reste une crise climatique et une crise démographique à confronter. Faites grandir votre résilience et suivez ces quelques conseils. Ce n'est pas le temps de vous décourager. Pour ma part, je constate les balbutiements de la reprise. Je compte bien en profiter.



Article précédent Article suivant