Votre emploi va-t-il disparaître?

Alain Samson Changement résilience Succès

Si vous ne vous êtes jamais posé cette question, c’est que vous vivez en mode automatique ou que vous n’êtes pas conscient de tout ce qui se passe autour de vous.

Projetez-vous un moment dans le futur. Dans 5 ou 10 ans, par exemple, et demandez-vous si cet emploi sur lequel vous comptez en ce moment existera encore. Pour ce faire, je vous invite à répondre à trois questions avancées par Daniel Pink dans son livre A Whole New Mind.

1. Quelqu’un pourrait-il faire votre travail à l’étranger ?

Depuis des décennies, on a vu énormément d’emplois industriels quitter l’Amérique et l’Europe en faveur de pays émergents. Il suffisait de déplacer l’équipement de production dans ces pays pour trouver des personnes prêtes à faire le travail pour beaucoup moins cher. Les entreprises transnationales ont fait des fortunes avec ce modèle.

Mais ce sont de plus en plus des emplois de l’ère du savoir qui nous quittent pour ces mêmes pays. Combien de centres d’appels se retrouvent maintenant au Maroc ou en Inde ? Vous en seriez surpris. Mais ça va maintenant plus loin. Juste à titre d’exemple, l’Inde produit maintenant 350 000 diplômés en génie chaque année. Ceux-ci ont déjà commencé à venir chercher les emplois des programmeurs, des designers ou de  détenteurs de travaux jadis réservés à l’élite (diagnostic médical, recherches légales, etc.)

 

Il y a mêmes des pigistes étrangers qui s’y sont mis via des sites spécialisés ou via le web, tout simplement. Et n’allez pas penser que la barrière de la langue nous protège au Québec ; dans bien des cas, les gens formés dans les pays émergents s’expriment dans un meilleur français que nous.

D’ailleurs, savez-vous dans quel pays Paul Rigby, l’un des créateurs de la formation Il faut sauver la ruche est le plus souvent engagé pour offrir ses formations ? En Chine, en Inde et au Moyen-Orient.

2. Votre emploi pourrait-il être automatisé ?

L’intelligence artificielle et les avancées informatiques ont pris d’assaut les emplois. C’est la raison pour laquelle, de plus en plus, les sorties de récession ne produisent peu ou pas d’emplois. Les robots travaillent 24 heures par jour sans se fatiguer et ils réduisent les coûts de production à long terme.

3. Votre produit ou votre service a-t-il encore sa place dans une ère d’abondance?

Les gens ne souhaitent plus consommer pour consommer. Ils veulent se distinguer. Ils sont à la recherche de produits distinctifs dont ils emprunteront l’image de marque. Avez-vous une image de marque ou vous confondez-vous dans la masse ?

Au cours des prochaines semaines, nous nous questionnerons sur les forces déjà à l’œuvre dans votre environnement et les compétences à développer si vous souhaitez rebondir quand votre emploi actuel sera disparu.



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