Que communiquez-vous vraiment à vos télétravailleurs ?

Alain Samson Alain Samson Communication leadership

Les fournisseurs d’électronique n’ont pas tardé à développer une panoplie d’articles destinés aux patrons que le télétravail a rendus nostalgiques du temps où ils contrôlaient tout dans leurs bureaux.

Il y a un peu de tout. Les caméras qui vous permettent de vous assurer, de chez vous, s’ils sont vraiment à leurs postes de travail. Les logiciels qui disent quand vous êtes entré en ligne et è quelle heure vous avez pris congé. Les logiciels espions qui communiquent si vous avez accédé aux bases de données ou si vous ne l’avez pas fait.

La technologie est vraiment fantastique quand arrive le temps de contrôler les gens. Mais, que communiquez-vous vraiment à vos télétravailleurs si vous y avez recours ?

Le voici en quelques mots : vous leur dites que vous ne leur faites pas confiance. Et cette seule réalisation peut avoir des effets dévastateurs sur leur rendement. Il y en a par exemple qui choisiront de devenir dépendants et obéissants. Ils se contenteront d’attendre bêtement que vous leur disiez quoi faire et, s’ils ont un problème, ils vous demanderont de le résoudre. Cela devrait vous faire plaisir si vous êtes, comme je le dis dans Le leadership postpandémie, un boss des bécosses.

Face au contrôle, il se peut que d’autres soient encouragés à tricher. Ils ouvriront peut-être leur ordinateur très tôt et le fermeront très tard pour que ça paraissent bien sur leurs feuilles de temps.

Et il y a ceux qui deviendront apathiques et se foutront de plus en plus des résultats qu’ils produisent. Ils seront devenus des zombies organisationnels qui font ce que vous attendez d’eux, c’est-à-dire vous vendre du temps. Et des heures, ils en feront parce que c’est ce qui semble vous intéresser.

Et il y a les plus efficaces qui vous quitteront. Parce qu’ils ne veulent pas uniquement vendre leur temps ; ils offrent des résultats. Des résultats basés sur la réflexion, l’imagination et l’engagement. Et eux, ça leur prend des périodes de pause pour trouver les meilleures propositions à faire aux clients et ça ne les dérangent pas de prendre une heure pour aller faire des courses s’ils savent qu’ils atteindront leur objectifs en fin de journée.

Ce qui les motive, c’est l’autonomie. Mais n’allez pas penser qu’ils souhaitent ne pas avoir à rendre de comptes. Au contraire ! Ils seront fiers de vous présenter leurs résultats et, s’ils rencontrent un problème trop grand pour eux, ils n’hésiteront pas à vous contacter.

Si vous êtes en mesure de leur offrir cela, vous serez passé de boss des bécosses à coordonnateur hors pair. Vous ferez alors partie de la prochaine génération de leaders, ceux qui font avancer les choses.



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