Et si une crise survenait?

Alain Samson gestion du temps Glissez sur le temps

Il n’est pas toujours facile de distinguer quelles tâches sont prioritaires. La mise en situation suivante pourrait vous y aider.

Je vous offrais, il y a quelques semaines, un texte sur l’importance, chaque jour, de vous débarrasser le plus rapidement possible des tâches qui ne vous tentent pas. J’insistais surtout sur le fait que la simple idée que cette tâche reste à faire vient polluer le plaisir que vous tireriez des tâches que vous maîtrisez bien et que vous appréciez.

M. Godbout, un lecteur fidèle, a réagi en me faisant parvenir un truc dont je vous ferai part aujourd’hui.

Selon ce lecteur, à cause de la frénésie du quotidien, il est parfois difficile de distinguer les tâches qui sont importantes de celles qui le sont moins. En conséquence, on peut passer des heures à faire quelque chose qui est d’une importance douteuse, tandis que les tâches nécessaires sont ignorées. Que faire pour s’assurer de poser les bons gestes chaque jour?

 

Voici son truc : imaginez que vous appreniez, en revenant du lunch ce midi, que vous devrez vous absenter du travail pendant deux semaines. Un être cher a eu un accident et votre assistance est requise. Votre logis vient d’être incendié. Une succursale vit des moments difficiles et on vous demande d’aller en prendre les rênes.

Que devriez-vous faire, d’ici la fin de la journée, pour que votre absence cause le moins de problèmes possible à vos collègues? Y en a-t-il qui ne pourront faire leur travail parce qu’ils ont besoin d’une information que vous seul possédez? Devriez-vous appeler un partenaire et le mettre au parfum afin qu’il revoit sa propre planification? Y a-t-il des tâches que vous devriez déléguer pour que le travail continue à avancer malgré votre absence?

Les réponses à ces questions ne sont pas banales. Elles vous indiquent où vous devriez investir vos efforts aujourd’hui. Elles pointent vers le cœur de votre raison d’être dans votre organisation.

Ensuite, mettez-vous à l’œuvre. Lancez-vous dans l’exécution de ces tâches et sentez, tout au long de l’après-midi, le poids des tâches laissées en suspens peser de moins en moins lourd sur vos épaules. C’est normal : vous êtes en train de faire ce pour quoi vous êtes vraiment payé.

Il est tellement facile, dans nos organisations, de courir du matin au soir, d’être constamment occupé et de ne pas faire ce pour quoi on est payé. Lors de mes conférences, j’appelle ça «pousser sa roche».

Quels désagréments votre absence soudaine provoquerait-elle dans votre unité de travail? Pourquoi vous en voudrait-on à votre retour? Pensez-y et réduisez les possibilités que ça se produise.



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